Cycliste ! Pédale si tu ne veux pas te faire sucer la roue !

La France pédale vite et depuis longtemps, sur un gros braquet : Tour de France, Vélib, Richard Virenque et Raymond Poulidor en porte-étendards. Dans leur roue, près d’un français sur trois pratiquent le cyclisme, sur route, terre ou en appartement.

On a tous dans notre entourage un hispter fan de Pédale Douce qui fait du fixie, un pote livreur qui gagne 30 centimes les 10km parcourus, ou encore des Richard Virenque en herbe qui partent rallier Evreux à Chartes le week end avec le pique-nique sur le porte bagage.

Et toi, quel suceur de roue* es-tu ?

Le cycliste « VTT » :ton kiff c’est les sorties en forêt, avec des cailloux, des arbres, des branches. Ah l’air de la nature, le bruit des oiseaux et les descentes à folle allure… Toi, tu crois que ton vélo est un 4×4 mais sans la direction assistée et le pare-buffles. Résultat, tes genoux ont tellement pris cher sur quelques vautres mémorables que tu n’oses plus les regarder.

Le cycliste « vélo de route » : toi tu recherches des sensations, le dépassement de soi, les montées d’adrénaline quand t’es à la rupture. Bref tu kiffes tourner en rond sur le circuit de Longchamps et quand tu rentres, tu te fais klaxonner car ouais, tu es plus lent qu’une 2CV.

Le cycliste « vélib » : l’écologie c’est ton dada, ton héros s’appelle Bertrand Delanoë et tu aimes arriver en sueur au travail. Tu fais 10 kilomètres par jour au milieu de la pollution parisienne sur un vélo qui pèse 43 kilos et tu aimes ça au moins autant que manger bio et voter Nicolas Hulot.

Le cycliste « indoor cycling » : Depuis deux ans tu ne loupes jamais une séance : t’enfermer avec 50 personnes dans une salle de 12m2, te mettre sur un vélo, te faire gueuler dessus et écouter de la musique de fête foraine pendant 1h, il n’y a rien de plus à dire, tu aimes « rayonner ». En descendant de vélo tu marches comme un cowboy mais tu t’en fous parce que tu as désormais la fesse plus tonique qu’un gin, et plus galbée que celle de Kim Kardashian.

Le cycliste « vélo d’appartement» : Tu aimes faire ton sport pépère et tu peux tenir une bonne heure quand tu t’occupes en regardant une série. Tu y perds niveau sensoriel car tu n’as pas les atouts d’une belle forêt. Tu touches des guidons mouillés, et regardes « Plus belle la vie » sur ton petit écran. Pour autant, tu en ressors tout aussi content et tu as bien perdu les mauvaises graisses que tu avais ingurgitées la veille.

Le cycliste « Hipster » : Tu as la barbe longue, un sac à dos vissé sur les épaules et un bonnet même en été. Tu es tombé amoureux de ce vélo sans frein, ce bon vieux fixie, qui te fait ressembler à un chorégraphe de moonwalk lorsque tu le montes.

Le cycliste saoul: « non je ne prends pas la voiture, je rentrerai en vélo ce soir ». Meilleur moyen de dessaouler et de perdre ton permis, en même temps c’est plus dur de suivre une ligne blanche sur 2 roues que sur 2 pieds.

Le cycliste « pro » : toi si tu sors faire du vélo c’est pas pour enfiler des perles. Tu as acheté un vélo à 2000€ donc tu veux le rentabiliser. Tes sorties font au minimum 80 km, ton objectif ultime c’est la compet, donc vélo pour toi rime avec triathlon et Ironman. Tu te rases les jambes et te sens d’ailleurs obligé de mettre les t-shirt de ces compets pour montrer tes exploits à chaque fois que tu fais une sortie.

Le cycliste « livreur » : les premiers à avoir utiliser leurs vélos pour leur profession étaient les postiers (merci wikipédia). Désormais on peut aussi se faire livrer des plats grâce à de courageux cyclistes. Le problème c’est qui si tu tombes sur un livreur moins entrainé que toi, ton diner n’arrive pas assez chaud.

Les coureurs du Tour des Goodies : certains ont une passion pour le Tour de France, donc pourquoi ne pas créer un événement entre amateurs pour se rassembler. C’est leur idée. Ça se met sur des applications pour calculer des perfs de folie et ça met des maillots avec des sponsors alors qu’ils préféreraient tous descendre en bière ce qu’ils ont monté pendant leurs entrainements.

Que tu fasses des petites, des longues sorties ou que tu n’utilises ton vélo que pour rentrer de soirée, le principal est là : tu fais un sport qui est très bon pour ton corps. Il augmente tes capacités cardio-vasculaires, ta respiration, te fait perdre du poids et améliore ton endurance… dans tous les domaines. En plus, c’est une discipline qui va te permettre de te montrer à la plage car il te rend « fit » et améliore ton ossature. Rouler te relaxe et libère ton développement neurosensoriel, on parle bien de rouler des km et pas des deux feuilles.

A toi, sportif, de continuer sur cette activité physique qui te fait du bien moralement et physiquement, en plus tu es écolo en faisant ça. Et même si tu viens à t’arrêter quelques semaines, le vélo ça ne s’oublie pas. Sur ce, roulez jeunesse.

*Sucer la roue : expression utilisée par Jean René Godart en 1982 pour décrire l’action d’un cycliste de se mettre juste derrière son concurrent et profiter de son aspiration pour ne pas subir les effets du vent.